Nicolas Batum décisif, le mystère Payne, Keldon qui ? 5 enseignements de la semaine


Nicolas Batum, pochette!

Mais qui aurait pu penser que Nicolas Batum sortirait potentiellement la meilleure saison de sa carrière à 32 ans, après avoir été raillé pour son contrat massif pendant des mois ? Alors son début d’exercice n’est peut-être pas tout à fait dans la même lignée que ces deux premières années aux Charlotte Hornets – son rôle n’est pas le même non plus – mais le Français brille aux Los Angeles Clippers.

Nicolas Batum dépasse les attentes, « Batman » va être dur à sortir du cinq

Ses sorties sont toutes distinguées. Kawhi Leonard souligne le « très bon niveau de jeu » du vétéran. Et même Marcus Morris, à peine revenu dans la rotation, a insisté pour que « Batman » conserve sa place dans le cinq.

« J’ai dit au coach que c’était déjà super si je sortais du banc. Nicolas apporte une grande qualité de passe dans le cinq majeur. Je peux scorer dans le deuxième cinq », explique Morris.

Nicolas Batum débute donc les rencontres. Mais il les termine aussi. Et avec brio. Il a été particulièrement décisif cette semaine. Avec toujours son spot préférentiel, le trois-points dans le corner, à gauche. Ses deux flèches derrière l’arc ont permis aux Clippers de se détacher des Warriors cette semaine. Mais il avait déjà été précieux dans le money time lors du match précédent, le choc remporté contre les Suns. Pour l’instant, Batum tourne à 10,6 points, 6 rebonds, 51% aux tirs et 45% à trois-points. Les Angelenos ne pouvaient pas rêver mieux en le signant.

L’impact de Draymond Green

Encore un « triple single » pour Dray cette semaine. Le terme est très bon. Ça fait marrant tout le monde. Mais c’est une vision très simpliste et réductrice de l’apport réel de l’intérieur All-Star des Golden State Warriors. Il n’existe pas deux basketteurs comme Green. Et son apport dépasse le cadre des statistiques classiques, qui ne témoignent pas tout à fait de son impact sur le jeu.

Contre les Portland Trail Blazers, par exemple, il postait donc 1 petit point, 3 rebonds, et 8 passes sans le moindre panier marqué en 28 minutes. Et pourtant, il terminait tout de même avec le meilleur différentiel du match : +22. Même Stephen Curry, auteur de 62 pions, n’affichait pas un tel plus-minus.

En fait, ce qu’il faut y voir, c’est que malgré une condition physique encore fragile, le génie est toujours là. La vista, la vision, le sens de la passe, le sens de l’anticipation, du timing, l’énergie, les efforts en défense, l’art de provoquer des passages en force. Inquantifiable. Et pourtant tellement précieux.

Cameron Payne, vrai joueur de basket

Peut-être que nous ne regardions pas assez les Phoenix Suns l’an passé. Peut-être que nous avons raté un épisode. Mais à quel moment Cameron Payne est passé de punchline à basketteur ? Bon basketteur en plus ! Peut-être que ce soudain regain de talent remonte à son passage aux Cleveland Cavaliers. Ou alors à la bulle Disney, où il avait déjà été intéressant avec la franchise de l’Arizona (invaincue à Orlando).

Mais là, c’est encore un niveau au-dessus. Il est tout simplement l’un des meilleurs meneurs remplaçants de la ligue. En évoluant derrière l’un des meilleurs meneurs titulaires de la ligue, Chris Paul. En conséquence, Phoenix dispose donc de deux gestionnaires intelligents, qui temporisent, posent le jeu, patientent et trouvent le meilleur angle possible pour chaque tir.

Les Suns et les Clippers sont les deux équipes les plus « lentes » de la NBA avec 97 possessions jouées par rencontre. L’une possède la meilleure rotation à la mène et l’autre la pire. Dans le cas de Payne, sa présence permet de continuellement pratiquer du bon basket, même quand CP3 se repose. Et si ses coéquipiers ont marqué 21 paniers à trois-points contre les Toronto Raptors avant-hier, il y est pour quelque chose. C’est cette recherche de la bonne action, la bonne passe, qui mène à des paniers faciles. Même lointains. Une belle revanche pour l’autre CP.

Keldon Johnson, qui joue comme s’il était plus grand que tout le monde

Keldon Johnson mesure officiellement 1,96 mètre. La taille d’un arrière en NBA. Mais il se bat tellement que l’on pourrait penser qu’il en fait en réalité dix de plus. Au point de pouvoir jouer ailier-fort sans sourciller, agressant un par un les intérieurs comme s’il allait leur dunker sur la tronche.

Zion Williamson ou pas, il y va. Voilà un joueur qui n’hésite jamais à attaquer le cercle et à aller se mesurer aux grands dans la peinture. Alors il y a évidemment des soirs où ça ne passe pas. Des tentatives contrées en pagaille. Ou des matches sans adresse, comme hier contre les Los Angeles Lakers (5 points à 2 sur 10). Mais il continue de se battre. Et il est la principale satisfaction de ce début de saison des San Antonio Spurs – une équipe qui peut surprendre – selon son coach Gregg Popovich.

Johnson n’a que 21 ans. C’est sa deuxième saison dans la ligue. Il confirme pour l’instant ses belles performances entrevues dans la bulle Disney. Son évolution sera intéressante à suivre. Jusqu’où peut-il aller ? Pour nous, ça dépendra sans doute de son aisance balle en main, de sa capacité à créer, pour lui ou pour les autres, et évidemment de son adresse extérieure. Pour l’instant, il affiche un très correct 42% à trois-points.

Il faudrait aussi qu’il parvienne à provoquer plus de fautes. 2,6 lancers sur 29 minutes, c’est trop peu pour un joueur aussi agressif. Peut-être que ça viendra avec le respect des arbitres. Ça l’aiderait à passer un nouveau cap. Encore une très belle pioche des éperons.

Mais où est la défense des Portland Trail Blazers ?

Damian Lillard et ses coéquipiers devaient faire une très belle saison après un recrutement XXL. Pour l’instant, les Blazers n’y sont pas. Ils ont gagné hier soir, contre des Minnesota Timberwolves privés de Karl-Anthony Towns, pour équilibrer leur bilan à quatre victoires et quatre défaites. Mais en approfondissant le regard, le niveau affiché par les joueurs de Terry Stotts fait grincer des dents.

Surtout en défense. En fait, c’est comme si elle n’existait pas. Les intérieurs de Portland sont constamment en retard sur les pick-and-rolls et ce n’est pas un hasard si Stephen Curry a planté 62 pions sur la tronche des Blazers. Jusuf Nurkic et Enes Kanter sont trop lents (ou pas assez impliqués dans le cas du Bosnien).

Le Turc a toujours été une passoire dans ce genre de situations, où il est beaucoup trop exposé. Les Warriors l’ont attaqué sans relâche. Impossible de le faire jouer avec Carmelo Anthony. Trop de lacunes défensives. Pourtant, ce sont les deux principaux scoreurs du banc (avec Gary Trent Jr). C’est évidemment problématique et Robert Covington, le 3 and D débarqué cet été, ne peut pas boucher tous les trous.

Portland affiche un Rating défensif de 113,9 points encaissés sur 100 possessions. Seules cinq franchises sont pires et elles ont toutes un bilan inférieur à 50% de victoires. Il faut vite se ressaisir.

BONUS : Le maillot City du Miami Heat, c’est non

Le bleu était beau. Le rose aussi. Le noir également. Le blanc oui. Mais le mélange de toutes les couleurs ? Horrible. Absolument horrible. Inregardable.

Ces quatre joueurs qui mènent leur équipe dans toutes les catégories statistiques





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