Pixels remet ses prix de l’E3


Comme à L’Ecole des fans, tout le monde a gagné cette année aux « E3 Awards ».

L’édition 2021 de l’E3, sans doute le plus important des salons du jeu vidéo, s’est conclue dans la nuit du 15 au 16 juin avec la cérémonie des E3 Awards – on parle de cérémonie même si, Covid-19 oblige, il s’agissait d’un simple communiqué. Pour la première fois, les jeux récompensés n’ont pas été simplement choisis par un panel de journalistes, mais également par les organisateurs de l’événement – à savoir, les éditeurs américains de jeux vidéo.

Dans ces conditions, on ne sera pas surpris de voir disparaître les habituels prix du « meilleur jeu d’action » ou « meilleur prix d’aventure », qui voyaient s’affronter des jeux d’éditeurs concurrents, au profit de récompenses plus consensuelles. « Prix du jeu Xbox le plus attendu », « prix du jeu Nintendo le plus attendu », « prix du jeu Ubisoft le plus attendu »… Au moins, c’est sûr, cette année, ces « awards » ne risquaient de vexer personne. A noter que les deux seules catégories un peu plus audacieuses (« meilleure conférence » et « jeu le plus attendu du salon ») ont récompensé le géant Microsoft, respectivement pour sa conférence Xbox et son jeu Forza Horizon 5.

Compte rendu : « Elden Ring », « Zelda », « Forza 5 »… les principales annonces de l’E3 2021

Constatant qu’il y avait là une opportunité à saisir et un vide à occuper, la rubrique Pixels du Monde a décidé de profiter de ces « awards » sans grand intérêt pour mieux récompenser ses propres coups de cœur.

  • Le prix du jeu qu’on était super content de voir au point qu’on a applaudi et pleuré un peu devant la bande-annonce mais finalement quand elle s’est terminée on s’est dit qu’on aurait bien voulu en savoir un peu plus, genre une date de sortie précise ou au minimum un nom : « The Legend of Zelda »

Mais il faut bien avouer qu’on était super content quand même.

  • Le prix du jeu dont on n’a pas vu grand-chose mais bon, au moins ce n’était pas une énième version de « Skyrim » pour montre connectée ou smart frigo : « Starfield »

Comme il ne sortira pas avant le 11 novembre 2022, cela devrait tout de même nous laisser le temps d’enfin finir Bordeciel.

  • Le prix du jeu qui a excité tout le monde dès la première soirée et du coup il faut bien avouer que les jours suivants ont parfois semblé un peu longs : « Elden Ring »

En dehors de quelques fuites chiches en information (on y devinait un cheval), Anneau ancien restait, depuis son annonce en 2019, nimbé de mystère. Depuis le 10 juin, on sait désormais à quoi il ressemble, c’est-à-dire exactement à Âmes sombres III (l’un des précédents jeux d’Hidetaka Miyazaki), mais dans des environnements a priori plus vastes. On n’en demandait pas davantage.

  • Le prix du meilleur clone de « S.T.A.L.K.E.R. » : « S.T.A.L.K.E.R. 2 »

Beaucoup de concurrence sur ce prix : Pionnier, Tchernobylite, Coeur atomique voire Règne d’acier (l’extension de Fallout 76) font tous d’honorables clones de HARCELEUR, jeu de tir culte sorti en 2007. Comme lui, tous ces titres partagent un amour immodéré des cieux lourds, des vents radioactifs, des mutations mortelles, des arsenaux soviétiques et, bien souvent, de la banlieue proche de Pripiat. Mais le meilleur clone de HARCELEUR, tout bien considéré, c’est encore traqueur 2, que l’on a vu pour la première fois tourner lors de la conférence de Microsoft.

  • Le prix du jeu le plus français : « Dordogne »

En plus d’emprunter son titre au département réputé pour l’invention de la salade sarladaise, ce jeu a été développé par un studio appelé Un je ne sais quoi, la touche française ultime de cet E3.

  • Le prix du jeu le plus mignon de la conférence consacrée aux jeux mignons : « Skate Bird »

Les jeux de skate Tony Hawk n’ont qu’à bien se tenir. Ils risquent d’avoir de la concurrence avec cet adorable jeu de skate mettant en scène des oiseaux faisant de la planche à roulettes et amortissant leurs chutes d’un battement d’ailes.

  • Le prix du jeu qui accorde le port d’armes aux sorciers : « Wizard With a Gun »

Aviez-vous déjà imaginé mélanger l’univers des westerns avec celui des magiciens ?

  • Le prix du jeu dont personne ne voulait de remake mais on l’a eu quand même : « Plumbers Don’t Wear Ties »

Nanar intersidéral certifié années 1990, sorte de livre dont vous êtes le héros idiot et vulgaire illustré par des vignettes aux allures de film érotique, Les plombiers ne portent pas de cravates va revenir nous hanter dans une édition physique luxueuse qu’on n’achètera que pour la blague.

  • Le prix du jeu nostalgique mais moderne quand même : « Replaced »

Remplacé se présente à la fois comme un jeu rétro et en haute résolution. On ne sait pas si c’est pour séduire les boomers ou les millenials, mais en tout cas c’est très beau.

  • Le prix du jeu qui ressemble beaucoup à un film d’animation de Wes Anderson et d’ailleurs il a été annoncé en marge du Festival du film de Tribeca, au point que vraiment, on se demande si ce n’est pas un film de Wes Anderson mais renseignement pris, non, c’est bien un jeu vidéo, allemand de surcroît : « Harold Halibut »

Vous êtes sûrs que ce n’est pas un film de Wes Anderson ?

  • Le prix point Godwin : Giancarlo Esposito pour « Far Cry 6 »

Invité à la soirée d’ouverture du Summer Game Fest, l’acteur Giancarlo Esposito a un peu cassé l’ambiance en citant Ceausescu et Hitler, qui ont nourri sa réflexion sur le dictateur dans lequel il incarne. Loin cri 6. On imagine que ces noms ne figuraient pas dans les éléments de langage que lui avait préparés le département marketing d’Ubisoft.

  • Le prix des meilleurs costumes : Shinya Takahashi et Yoshiaki Koizumi de Nintendo

Au Japon, on ne rigole pas avec la tenue de travail. Dans une conférence où les intervenants sont plutôt en tee-shirt, les cadres de Nintendo eux avaient au moins une chemise blanche, voire la veste qui va avec. Mention spéciale à Eiji Aonuma qui arborait une chemise avec un blason Zelda brodé sur sa poche.

  • Le prix de la meilleure chanson : « La musique nous a liés » par Mirage

On n’arrive plus à se retirer ce tube russe signé Mirage (Мираж) depuis que l’on a regardé la bande-annonce d’Coeur atomique. Cette chanson aux synthés clinquants et à la batterie métronomique typique des années 1980 souligne parfaitement la bizarrerie de ce jeu de tir se déroulant dans un univers dystopique post-soviétique.





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