Les 5 plus grands flops de l’histoire d’Apple


Nombreux auront été les ratés commerciaux d’Apple au fil de son histoire. Retour sur 5 des plus marquants d’entre eux.

En 35 ans d’histoire, Apple s’est forgé une solide réputation de le monde de l’informatique puis du hi-tech. La firme pommée aura su surprendre son monde à de nombreuses reprises avec des produits innovants. Tellement innovants que ces nouveaux appareils en étaient parfois déroutants, au point de ne pas séduire le public.

Evidemment, et heureusement pour elle, la firme de Cupertino sera malgré tout parvenue à enchaîner des appareils à succès se vendant par millions, comme l’iPhone, l’iPod ou l’iMac. Cependant, d’autres n’ont pas eu la même chance et seront alors vite tombés dans l’oubli.

L’Apple III

En 1980, Apple est au top de sa forme et vend des Apple II par centaines de milliers d’exemplaires jusqu’à finalement atteindre plus de 5 millions d’unités vendues. L’entreprise américaine, qui n’est alors pas encore le mastodonte qu’il est aujourd’hui, décide de proposer un successeur à sa machine, avec l’Apple III. Celle-ci reste extrêmement semblable à l’Apple II, à la différence notable qu’il ne dispose pas de ventilateur.

Dans son argumentaire, Steve Jobs explique que le bruit que provoquent les ordinateurs personnels peut être particulièrement éreintant pour l’utilisateur et qu’ils seraient source de déconcentration et de fatigue pour celui-ci. Pour se refroidir, la machine utilise alors un système de dilatation thermique qui permet aux cartes électroniques de se bomber à la mise sous tension de l’appareil pour enfin retrouver leur forme normale à l’extinction de l’Apple III. Malheureusement, ce mécanisme est source de nombreuses pannes qui poussera Apple a entreprendre un programme de remplacement gratuit. Près de 14.000 appareils seront alors retournés à Apple pour réparation.

Ainsi, cette réputation d’appareil non fiable, couplée à un prix excessif (à partir de 4.340$) et un lancement retardé causeront le premier gros plantage marketing d’Apple, avec seulement 120.000 unités vendues. En 1985, Steve Jobs déclarera dans le magazine Playboy qu’Apple “a perdu une quantité incalculable d’argent” avec l’Apple III.

Le Newton

Si Apple est parvenu à conquérir un très large public dès 2010 avec son premier iPad, ce ne sera pas le cas 17 ans plus tôt avec une autre “tablette tactile”, le Newton. Présenté par John Sculley en 1993 comme le premier PDA (personal digital assistant), ce petit appareil portable permettait de retrouver toutes les fonctionnalités du Macintosh en déplacement. Le Newton, ou MessagePad de son vrai nom, disposait d’un écran tactile contrôlable avec un stylet, d’un logiciel de reconnaissance d’écriture capable de s’adapter à tout type d’écriture ainsi que son propre OS, le Newton OS.

Cependant, l’ancêtre de l’iPad sera considéré comme bien trop en avance sur son temps et ne provoquera jamais réellement l’adhésion du public. En effet, son logiciel de reconnaissance d’écriture n’était pas du tout au point et son stylet bien trop imprécis. Ayant dépensé plus de 100 millions de dollars dans son développement, Apple s’attendait alors à en vendre au minimum un million dans sa première année. Il n’en sera finalement rien. Son prix jugé trop excessif par beaucoup (699$) ainsi que ses défaillances techniques ne permirent au Newton de se vendre qu’à 50.000 exemplaires durant les trois premiers mois de commercialisation.

Un an après son retour à la tête d’Apple, Steve Jobs s’empressa de retirer de la vente le Newton. Certaines mauvaises langues diront que c’était surtout afin de lancer une pique à John Sculley qui l’avait débarqué 12 ans plus tôt. En réalité, les faibles ventes du Newton et l’aversion de Steve Jobs pour les stylets seront la véritable raison, lui qui déclarait en 2007 à la présentation de l’iPhone : « Qui veut d’un stylet ? […] Personne ne veut d’un stylet. Donc, il ne faut pas utiliser un stylet. » Seules 300.000 unités de Newton se seront alors vendues en près de cinq de commercialisation…

Il faudra néanmoins attendre 2013 avant qu’Apple n’abandonne la marque de son PDA.

La Pipp! N

23 ans avant qu’Apple ne se lance dans l’industrie vidéoludique avec Apple Arcade, la firme de Cupertino tenta une autre incursion sur le marché avec sa propre console de jeu. Son nom ne vous est certainement pas inconnu : la Pipp!n.

En 1994, l’industrie du jeu vidéo est chamboulée par l’arrivée d’un nouvel acteur, Sony, et sa PlayStation. La console se vendra à plus de 100 millions d’exemplaires, un succès incroyable qui donnera finalement envie à d’autres entreprises de se lancer dans l’aventure. Ce sera alors le cas d’Apple qui, en étroite collaboration avec le géant du jeu vidéo Bandai, va construire sa propre console. Le géant s’occupera du design de la machine et du marketing alors qu’Apple se focaliserait sur le Matériel et le Logiciel, avec de nombreuses composantes héritées du Macintosh.

Si la machine était de bonne qualité et permettait, une révolution à l’époque, de naviguer sur Internet, le peu de jeux proposés sera annonciateur de sa fin. En effet, seul Bandai développait des jeux pour la Pipp!n, autant dire que l’offre n’était pas très variée, notamment face aux catalogues impressionnants que proposaient Nintendo, Sony et Sega. Vendue à 599$ en 1996, la Pipp!n sera finalement un véritable désastre et ne se vendra qu’à 42.000 exemplaires.

Apple ne renoncera malgré tout pas à intégrer l’industrie vidéoludique. En 2019, l’entreprise américaine introduira Apple Arcade, son service de streaming de jeux vidéo par abonnement. Le succès semble au rendez-vous, Apple venant en effet d’annoncer avoir dépassé les 600 millions d’abonnés pour l’ensemble de ses services, dont Apple Arcade.

Ping

Si le nom Ping d’Apple ne vous dit rien, c’est normal. Lancé fin 2010 en grande pompe par Steve Jobs, ce réseau social sera finalement abandonné deux ans plus tard, sans avoir reçu la moindre mise à jour. Pourtant, Steve Jobs avait de grandes ambitions pour un service très prometteur. Etroitement lié à iTunes, celui-ci permettait à quiconque, artistes et anonymes, de s’inscrire sur Ping et de partager avec tout le monde ses goûts musicaux.

A son lancement, le programme avait de quoi plaire, porté par des stars internationales telles que Lady Gaga et Coldplay. Steve Jobs le décrivait comme un réseau social combinant le meilleur de Facebook et de Twitter, le tout centré sur la musique. Le réseau social recensera d’ailleurs plus d’un million d’inscrits dans les 48 heures suivant son lancement. Malheureusement, le succès ne perdura pas, la faute aux spams incessants et aux faux comptes créés au nom des artistes. Finalement, le service s’arrêtera de tourner deux ans plus tard, en septembre 2012.

L’album gratuit de U2

Apple qui fait un cadeau, ça n’arrive pas tous les jours. Alors quand la firme de Cupertino annonce en 2014 offrir à tous les possesseurs d’un compte iTunes une version digitale du nouvel album de U2, tout le monde se réjouit. Malheureusement, l’annonce fait l’effet d’un pétard mouillé. Certes, tous les utilisateurs d’iTunes reçoivent gratuitement l’album Chants d’innocence, mais il leur est impossible de le supprimer de leur bibliothèque.

En effet, Apple ajoutait automatiquement l’album ainsi qu’un petit livret à la bibliothèque de ses utilisateurs. Si cela partait d’une bonne intention pour Apple, ce ne sera finalement pas vu de la même manière par les utilisateurs qui virent là une intrusion sérieuse dans leur vie privée. Apple du alors se résoudre à proposer un outil en ligne permettant à quiconque le souhaite de retirer l’album de sa libraire musicale. Finalement, le partenariat avec U2 aura coûté près de 100 millions de dollars à Apple, un montant qui est certainement plus important que ce que l’opération marketing aura rapporté à la firme de Tim Cook.



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