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RPG

vers la fin du duopole d’Apple et Google dans les applications mobiles

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Qui sortira vainqueur de la bataille ? Pile un an après le dépôt de plainte d’Epic Games, l’éditeur du très populaire jeu vidéo Fortnite, pour abus de position dominante contre Apple, la justice américaine doit rendre son verdict dans cette affaire, vendredi 13 août. La juge avait fixé cette date butoir à la fin du procès, en mai dernier.

→ CONTEXTE. Procès entre Epic Games et Apple : la bataille royale s’engage

C’est un conflit qui a fait beaucoup de bruit dans la sphère de l’économie numérique. Au cœur du litige : les commissions prises par le constructeur de l’Iphone sur chaque paiement réalisé via son magasin d’applications, l’App Store. Que ce soit pour le téléchargement d’une application payante ou l’achat de services intégrés aux applications, Apple récupère 30 % du montant de la transaction. Et pour les utilisateurs d’Iphone ou d’Ipad, il est impossible de contourner ce système : le constructeur bloque l’accès à ses concurrents, officiellement pour des raisons de sécurité.

Une fronde très suivie

Epic Games avait tenté de contourner le monopole d’Apple en créant son propre mode de paiement pour les achats dans le cadre de son jeu. En réponse, Fortnite avait été retiré du catalogue de l’App Store, entraînant le dépôt de plainte d’Epic Games pour faire reconnaître qu’Apple enfreint les lois antitrust, qui garantissent la libre concurrence.

La fronde de l’éditeur de jeux vidéo a été largement soutenue parmi les développeurs d’applications, des plus confidentielles aux plus populaires comme Spotify ou Tinder, qui protestent eux aussi contre les conditions imposées par Apple et Google. Par ailleurs, plusieurs plaintes ont été déposées par des États américains contre la filiale d’Alphabet, l’accusant de favoriser sa boutique Play Store, au détriment de ses concurrents.

«Pendant une quinzaine d’années, les États-Unis ont complètement laissé faire ces géants du numérique qui sont devenus leur principale arme de smart power. Mais, les législateurs voient désormais les menaces politiques et économiques que constituent ces quasi-monopoles : l’abus de position dominante, la concurrence déloyale et un étouffement de l’innovation», analyse Asma Mhalla, experte en politique du numérique et maîtresse de conférence à Sciences-Po Paris.

33 milliards de dollars

Une nouvelle proposition de loi vient d’être déposée au Sénat américain, mercredi 11 août, pour réguler le marché de la distribution des applications mobiles, qui représente 33 milliards de dollars aux États-Unis. Si elle est votée, cette loi mettrait fin à l’obligation pour les éditeurs d’application d’utiliser les systèmes de paiement de Google et Apple, échappant ainsi aux 30 % de commission réclamés par les deux plateformes.

Baptisée « Open App Markets Act », son objectif est de contraindre les deux géants à ouvrir les systèmes iOS d’Apple et Android de Google à des magasins d’applications concurrents, et ainsi de favoriser l’innovation.

Moins drastique que son concurrent, Google autorise déjà d’autres distributeurs d’applications sur Android, mais continue de capter l’immense majorité des téléchargements. Car, sur ce marché, les deux géants du numérique sont à la fois juges et parties. Ils sont eux-mêmes éditeurs d’applications qu’ils installent par défaut sur leurs appareils et mettent en avant dans leurs magasins numériques.

« Une expérience quasi parfaite »

«À la fin, c’est le consommateur qui est perdant en n’ayant pas accès aux offres concurrentes et le libre choix des applications qu’il utilise», souligne Asma Mhalla. Selon les porteurs du projet de loi, celle-ci «protégerait le droit des éditeurs à informer les consommateurs de prix moins chers ailleurs» et « la possibilité de se procurer des applis par d’autres canaux».

Avec leurs catalogues immenses, l’App Store et Play Store n’ont-ils pas pris trop d’avance ? «Leur offre répond à la demande des utilisateurs. Ils les ont séduits grâce à un confort d’utilisation et une expérience quasi parfaite», explique Asma Mhalla. Pas certain que de nouveaux magasins d’applications à l’offre parcellaire réussiraient à capter d’importantes parts de marché.

En témoigne, l’expérience du chinois Huawei qui, privé de l’accès à Play Store par les sanctions américaines, a créé son propre magasin d’applications pour ses nouveaux modèles de smartphones. Les témoignages d’utilisateurs déçus ne pas y trouver toutes leurs applications habituelles sont aujourd’hui nombreux…

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